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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 08:38

Le Canard enchaîné du 25 juin 2014 nous révèle l'existence d'une sinistre affaire qui semble refaire surface.

 

Il y a plusieurs mois maintenant, nous avions abordé le sujet dans l'émission Jour de lessive anticléricale que nous tenions sur Radio Libertaire. Évidemment cela ne fit pas les choux gras de la grande presse, pas plus d'ailleurs qu'aujourd'hui*. Alors, saluons l'initiative prise par ce cher Canard de ne pas lâcher cette proie, quelque peu faisandée après cinquante ans d'oubli.

 

Cinquante ans, pour rappeler les méfaits – un de plus - de l'église. Il s'agit du problème de disparitions provoquées sur une grande échelle. Il s'agit aussi d'exploitation économique d'enfants et de filles, de femmes remises entre les mains de ces "bonnes" sœurs, pas bonnes âmes du tout, qui les faisaient travailler pour rien, ou presque, pour les industriels du pays. Il s'agit aussi de curieuses expériences pharmaceutiques comme ceux pratiqués sur des animaux. Enfin, il s'agit de viols et de tortures multiples… bref, tout ce qui se fait de plus effroyable dans nos sociétés. L'église, l’État ont allègrement cautionné tout cela pendant plus d'un demi-siècle avant qu'un petit bout de voile se lève.

 

Une fois de plus, il ne faudrait pas isoler ce problème à la seule Irlande. Comment ne pas penser que l'on retrouve, un peu partout dans le monde, des cas similaires, même si l'échelle n'a pas d'équivalence ? Dans le monde, mais aussi en France dans ce qui s'appelaient des béthanies, espèce d'internat pour enfants où maltraitances et viols s'y déroulaient. Parmi nous, des exemples précis peuvent rapidement remonter à la surface… Morts et souffrances pour le plus grand bien de cette institution hypocrite et broyeuse en tous genres.

 

Comment ne pas être anticlérical et antireligieux au regard de tels actes ignominieux qui n'ont d’égales que ceux perpétrés par les plus odieux systèmes politiques ?

 

 

* Rappelons toutefois le film The Magdalene Systers, sorti en 2003, qui a ouvert le sujet au public.

Etat et église irlandaise : une coalition meurtrière
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 14:01

 

 

A 10 heures du matin, Maurice, dans sa 97e année, vient de nous quitter.

 

Infatigable militant de la Libre Pensée et très largement moins médiatique que Marc Blondel lui-même décédé ces jours-ci, il fut et restera un militant de ce mouvement, une cheville ouvrière hors pair. C'est ainsi qu'il lui consacra toute sa vie.

 

Le choc est violent. Pour moi, il est encore trop tôt et trop douloureux de parler plus longuement de lui. Nous aurons l'occasion de le faire prochainement.

Nous ne pouvons que gémir, gémir, gémir et espérer !

Maurice Azoulay vient de disparaître
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:39

Voici un reportage intéressant et inquiétant. Il a pour lieu Tunis et sa banlieue. La puissance du lobbie religieux y semble particulièrement importante. Les pratiques qui s'établissent sont étonnantes.

Sans tomber dans l'excès, ni dans le piège d'une islamophobie délirante dont certains se complaisent allègrement, comment ne pas imaginer que ce qui est une réalité là-bas ne puisse s'exporter sur d'autres rivages méditerranéens ? Nous n'avons pas de réponse mais, en posant notre regard sur les moyens d'action pris par cette religion en Tunisie, ne devons-nous pas nous poser la question ?

En notre qualité d'athée, faut-il préciser que toutes les religions ainsi que les méthodes utilisées pour les imposer nous déplaisent profondément ?

 

 

"Les circuits ordinaires de l'islamisation

Article publié par Courrier International du 12 décembre 2013

Dieu n'a jamais été aussi omniprésent, En tags tremblants et baveux ou en calligraphies soignées, son nom se décline en une infinité de postures et d'affectations insolites. Murets en ruine, maisons abandonnées, pare-brise poussiéreux de taxis et de fourgons, devantures d'échoppes, charpentes d'étals, clôtures de chantiers et autres façades crasseuses de l'espace urbain l'affichent grossièrement dans un environnement où l'inspiration religieuse sonne soudain comme une révélation.

Ici, on est loin des montagnes et des forêts où le djihad au nom d'Allah creuse des tunnels, on est à distance des cités périphériques, fiefs naturels des salafistes. A mi-chemin entre banlieues résidentielles et cités marginalisées, on est dans des quartiers ordinaires et sans histoires du Grand Tunis, qui souscrivent de nuit comme de jour à une "loyauté exclusive" à Dieu et qui en font la démonstration à chaque coin de rue. La Manouba, Oued Gueriana, Den Den au nord, Ben Arous, Ouardia, Dubosville ou Djebel Djelloud au sud...

Dans cette rue calme de la Manouba, non loin du mausolée de Saïda Manouba, incendié il y a un an, le vieux garage naguère désaffecté a repris du service et ne désemplit pas depuis près de deux ans. Mais son pic d'animation commence tous les jours après la prière d'El-Icha [du soir]. En ce début d'hiver, les voisins "affiliés" s'y rassemblent autour d'un feu et de quelques narguilés. Après avoir longtemps officié sous l'aile de la LPR [Ligue de la protection de la révolution, milices organisées par quartier et proches d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir], d'Ettadhamen [Cité de la solidarité, située a l'ouest de Tunis], ils se présentent maintenant comme des "défenseurs du pays, de sa religion et de ses valeurs". Aucun ne décline son appartenance partisane. Tous renient tout haut Ennahda et prennent un malin plaisir à critiquer son laxisme.

Promesses électorales.

Pourtant, leurs activités prouvent le contraire. Retraités, quinquagénaires disponibles et jeunes adultes sans emploi fixe, structurés en réseaux, ils constituent la cheville ouvrière d'œuvres sociales qu'ils présentent vaguement aux bénéficiaires comme étant des programmes sociaux du gouvernement. Confronté au témoignage de la jeune couturière d'habits charaïques [conformes a la charia] fraîchement installée, qui confirme avoir reçu de l'Etat, en guise de subvention, des machines et des pièces de tissu, Abdellatif, l'une des nouvelles figures dynamiques du quartier, mélange les arguments : "Ennahda ne finance pas directement ces projets; c'est l'association Oussoua qui le fait et nous sommes juste des intermédiaires bénévoles. Nous connaissons les jeunes chômeurs et les familles du voisinage qui sont dans le besoin et nous intervenons pour faciliter les procédures, débloquer les subventions, louer les échoppes... Nous avons déjà aidé à installer plus de vingt petits métiers et petits commerces dans un rayon de moins de 1 kilomètre", explique fièrement Abdellatif, chef de file des "volontaires du garage", qui conclut dans un soupir : "On ne doit loyauté qu'à Dieu le Tout-Puissant".

Sur le terrain, la mission des intermédiaires se traduit par une toute nouvelle carte des quartiers où l'espace est plus que jamais grignoté par les commerces. Dans cette rue résidentielle d'El-Ouardia, en six mois et dans un rayon de moins de 200 mètres, cinq dépendances de villas ont été converties. Outre l'échoppe de fruits secs confiée à un jeune diplômé, ce sont des femmes qui ont bénéficié du reste des petits projets : une boulangerie artisanale où du pain de campagne est cuit dans des "tabouna" à gaz [brûleur à gaz sur pied], une parfumerie et deux ateliers de confection d'habits charaïques.

Mêmes types de projets financés dans l'opacité des réseaux de médiation entre bénéficiaires et associations caritatives. Mêmes profils de jeunes mères de famille dont certaines ont simultanément droit à un taxi pour l'époux. Mêmes postes de radio diffusant Coran et prières à longueur de journée. Même panneau de tissu opaque scindant les échoppes en deux. "On m'a clairement signifié que je n 'avais pas besoin de me voiler pour bénéficier du projet et qu'il valait mieux garder mon apparence, mes habitudes et mes relations d'avant... Par contre, le voile est obligatoire dans la boutique pour ne pas trop s'exposer à la clientèle masculine et avoir droit à son intimité de femme."

La jeune couturière aux cheveux colorés blonds prépare à l'aube de chaque vendredi deux ou trois grands sacs de djellabas [longue chemise pour homme], de niqabs [voile intégral], de pantalons et de rideaux que son mari va livrer aux détaillants des mosquées environnantes. Pour cela, elle travaille dix heures par jour, six jours sur sept et se repose le vendredi. "C'est jour de prière et il est interdit de travailler ce jour-là." En revanche, la couturière travaille le dimanche. Du matin au soir et même aux heures de fermeture, son atelier résonne de versets du Coran, des prières et des prêches diffusés en boucle par Radio Zitouna [radio privée à vocation religieuse]. "Dieu m'a gratifiée de ce don ; comment ne pas lui être reconnaissante ?"

Quant à la vendeuse de parfums, de faux bijoux et autres babioles chinoises et turques de contrebande, l'origine de son commerce est plutôt terrestre. "Pendant la campagne électorale d'Ennahda, on m'a octroyé un chèque de 1000 dinars [440 €]. Après les élections, j'ai vainement tenté de l'endosser et on m'a enfin orientée vers un grossiste du commerce parallèle, dans la médina, qui m'a livré son équivalent en marchandises." L. n'est pas la seule a avoir profité, deux ans après, d'une promesse électorale. Les subventions et aides sociales sous forme de marchandises de contrebande sont monnaie courante.

Show-business. C'est rue Sidi Bou Mendil que L. et des femmes de sa connaissance s'approvisionnent. Les filières du commerce parallèle des Trabelsi [famille de l'épouse du dictateur déchu Zine El-Abidine Ben Ali] se sont ostensiblement converties au salafisme le plus rigoureux. Les grossistes arborent des barbes et les échoppes étalent leurs nouveaux articles charaïques.

Si la confection de vêtements charaïques est un nouveau type de projet, les fonds de commerce de fruits secs continuent à s'octroyer, comme sous l'ancien régime, sur "contrat tacite d'allégeance et de vigilance". Les boulangeries artisanales sont le legs d'un programme d'aide sociale de 1'ex-RCD [Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti du régime déchu] destiné aux mères de familles démunies. L'activité inédite est sans doute celle de ces "travailleuses pour la bonne cause" que certains habitants de la Mano sont des femmes qui acceptent de porter le niqab en contrepartie d'une rémunération équivalente à 30 dinars [13 €] par jour et dont la mission consiste à parader avec cet habit un peu partout sur les marches et dans les lieux publics pour l'intégrer dans l'espace urbain, le rendre familier et en banaliser le port", explique une étudiante en sociologie. Enquêtant sur l'enrôlement des femmes dans la diffusion des idéologies islamistes et salafistes, elle a recueilli plusieurs témoignages qui s'accordent à dire qu'il est généralement fait appel à des jeunes femmes non voilées et issues de milieux modestes par des associations religieuses qui emploient délibérément des safirat (femmes non voilées) pour promouvoir le port du niqab, fréquenter les mosquées en dehors des heures de prière, s'inscrire dans les écoles coraniques et les salons de prédication pour femmes.

L'objectif est d'afficher une religiosité spectaculaire qui dépasse les habits et les tags et emprunte les canaux des loisirs modernes et les codes du show-business. Sacrifiant à l'industrie ambiante, les mosquées se dotent de baffles puissants et d'éclairages intenses pour renvoyer au plus loin non seulement l'appel à la prière mais les prières entières et les prêches qui se couvrent les uns les autres dans une insoutenable cacophonie.

Dimanche après-midi, l'animation s'étend aux cercles et aux salons de prédication organisés en famille et entre voisins ainsi qu'aux écoles coraniques pour femmes. Coran en main, elles s'en vont par petits groupes apprendre quelques nouveaux versets, "Les femmes doivent sortir, apprendre le Coran en communauté et faire la prière à la mosquée, a dit notre imam. Les meilleures sont récompensées, mais pour ne pas faire de jalouses ils nous distribuent à toutes de l'argent", rapporte cette aide-ménagère de Douar Hicher, désormais persuadée qu'il est vain de faire sa prière et d'apprendre son Coran entre quatre murs.

Des primes pour une religion visible. Des rétributions pour une islamisation ostentatoire. Des fonds de commerce pour la promotion d'une double loyauté a Dieu et au parti de Dieu... le tout généreusement financé par des fonds caritatifs opaques et les filières salafisées du commerce parallèle.

Hedia Baraket in La Presse (extraits) Tunis, 25 novembre 2013

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 15:52

 

Après les Barjots de la Manif pour tous, c'est toujours réjouissant de retrouver les "unes" appropriées de Charlie Hebdo montrant, par le dessin, toute la délicatesse de l'union des anti-liberté.

 

 

Charlie Hebdo : Jésus crie !
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 09:13

 

Mode d'emploi

pour une culture de la régression ?

 

Nous avons relevé dans l'hebdomadaire Courrier International (n° 1167 du 14-03-2013) cet article qui en dit long sur la Turquie, ce pays aux marches de l'Europe, et sur ses pratiques dignes d'un autre temps.


Il n'est pas dans notre intention de généraliser cette situation particulière. Notons tout de même que les religions témoignent, ici ou là, de leur nocivité. Elles possèdent cette fâcheuse propension à étouffer l'esprit d'ouverture et de connaissance. En d'autres termes, de favoriser la régression et de limiter étroitement la liberté de penser.


Ce n'est pas nouveau, cela fait sans doute partie de leur attirail génétique. Dans tous les cas, cela nous fait toujours froid dans le dos...

 

 

"Une goutte de science dans un océan d'islam

Les budgets de la recherche et de la culture sont inférieurs à celui des affaires religiseuses.


TurquieQue doit faire en principe un ministre responsable de la recherche scientifique ? Normalement, il est censé créer toutes les conditions pour trouver des fonds permettant le développement de la recherche scientifique. En tout cas, en Turquie, ce ministre s'est permis de critiquer publiquement les "darwinistes" en déclarant qu'"z7 ne fallait pas faire de Darwin une croyance car il y a une différence entre la croyance religieuse et la science. Pour que quelque chose soit scientifique, il faut pouvoir en douter. Or une croyance ne suppose pas k doute". On peut être d'accord avec cette affirmation, sauf que le problème de la Turquie aujourd'hui, c'est plutôt que la croyance religieuse empêche la discussion scientifique. On l'a vu lorsque [en mars 2009] le numéro de la revue du Tûbitak [équivalent turc du CNRS] consacré à Darwin a soudain été censuré et ceux qui en avaient fait le sujet de couverture ont été démis de leurs fonctions.


 La religion est désormais intégrée aux manuels scolaires de biologie. Le ministre de la Recherche scientifique ne devrait-il pas s'opposer à cela ? Si, sauf que celui-ci, plutôt que de s'opposer à ceux qui veulent faire passer la religion pour une science, critique ceux qui transformeraient la science en religion... Il y a cinq ans, j'avais publié les résultats d'une étude établissant qu'il y avait dans notre pays i 200 hôpitaux, 67ooo écoles et 85ooo mosquées. Aujourd'hui, alors que le budget du ministère de la Culture est de 1,85 milliard de livres turques [790 millions d'euros], que celui du ministère du Commerce et de l'Industrie, chargé également de la recherche scientifique, est de i milliard d'euros, celui de la Direction des affaires religieuses est de 1,97 milliard d'euros ! Lorsque le Parti de la justice et du développement [AKP] est arrivé au pouvoir, après les élections de novembre 2002, le nombre d'écoles primaires en Turquie était de 32ooo. Dix ans plus tard, il est inchangé. Sur la même période, le nombre de mosquées est passé de 76 ooo à 93ooo !


Pendant ces dix années, le nombre d'imams a grimpé de 74ooo à 128ooo ; la Direction des affaires religieuses a même promis qu'ils seraient 150 ooo pour la fin de cette année. Le nombre de médecins travaillant dans des hôpitaux liés au ministère de la Santé est passé en dix ans de 57 ooo à 73ooo. Il y a donc en Turquie, dans la fonction publique, deux fois plus d'imams que de médecins.


Une dernière chose : en dix ans, le nombre de facultés de théologie a triplé, passant de 27 à 83. Vous me direz que c'est normal puisque nous vivons dans un pays dont la majorité de la population est musul­mane. Certes, mais en Iran, dont la majorité de la population est musulmane. Certes, mais en Iran, dont le nombre d'habitants est pourtant plus ou moins équivalent à celui de la Turquie, on ne compte que 68ooo mosquées, et 67ooo en Egypte.


Jetons un œil sur la société civile, à présent. Il y a en Turquie environ 1oo,ooo associations. Parmi elles, 863 organisations de défense des droits civils des citoyens, 308 associations étudiantes, une association des artistes d'opéra et... 16ooo associations liées à une mosquée ou à l'organisation d'un cours de lecture coranique. Raisons également remarquer qu'on recense 11300 bibliothèques en Allemagne, contre 1500 en Turquie.


Ces chiffres le montrent très clairement : le problème de la Turquie, ce n'est pas que la science se transforme en un dogme religieux, mais bien plutôt que des fonds n'y soient plus débloqués en faveur de la science, de la culture et de la santé. Depuis dix ans, les ressources ont surtout été consacrées au budget de la Direction des affaires religieuses, à la construction de mosquées et à la formation d'imams. Dans ces conditions, nous attendons du ministre responsable de la recherche scientifique qu'il nous laisse décider nous-mêmes à qui et à quoi nous devons croire et surtout qu'il défende la science, augmente le nombre de bibliothèques et encourage la recherche."

Can Dündar (Milliyet Istanbul)

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:51

 

Aujourd'hui,

c'est pour nous un jour de tristesse

 

Concordat-Hollande-2012-04-22.jpgEn allant à la cérémonie religieuse d'investiture de François Ier, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères de la République laïque remettent en cause beaucoup de choses.

 

Ils semblent faire fi de la séparation des pouvoirs civils et religieux. Ils en oublient volontairement l'action historique de leurs prédécesseurs, de la stature d'un Aristide Briand, le contributeur à cette loi de séparation, ou d'un Marcel Sembat, le premier à demander la suppression de l'ambassade de France au Vatican.

 

Aujourd'hui, par leur présence à cette manifestation religieuse, est-ce les offenser que d'affirmer qu'ils bafouent une loi chère au coeur du peuple français ? La grandeur d'un peuple et d'une nation se mesure au respect de ses principes fondateurs.

 

En agissant ainsi, les représentants du peuple se positionnent en démagogues politiques, à la recherche du plus petit dénominateur commun.

 

En agissant ainsi, ils oublient notre propre histoire, faite du sang et des larmes de nos ayeux qui eurent à subir les méfaits d'une institution religieuse qui, aujourd'hui encore, ne cesse d'être éclaboussée par de nombreux scandales.

 

Honte à vous, Messieurs !

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 09:47

 

Le 11 février, sur ce blog, je me suis trompé. J'espérais que le remplaçant de Benoit XVI serait soit une papesse, soit une éminence gay. J'ai tout faux et je m'obligerai, dimanche, à aller à confesse...

 

Diable-et-benitier.pngLes médias nous présentent le nouveau chef de la catholicité comme un prélat proche des pauvres. Belle image d'Epinal dont on cache le verso qui n'a rien de très jojo. Après Benoît et avec François, nous avons à nouveau un dignitaire qui a fricoté avec la gent fasciste. Est-ce si étonnant que cela ?

 

Comme son prédécesseur, fera-t-il aussi mal en matière de chasse à la pédophilie au sein de l'église et autres méfaits sexuels dans lesquels nos mitrés se plélassent ? A ce propos, lors du conclave, BFMTV a pris le relais d'une information fort gênante qui n'a pas fait la "une" de nos grandes sources d'infos. C'est bien dommage. Clickez donc sur ce lien, vous constaterez que cela vaut son pesant de cacahuètes !

 

Dans la foulée, je vous livre cette info ci-après, publiée par l'AFP le 12 mars 2013.

 

Encore une fois, personne ne pourra nous accuser qu'il s'agit de ragots fomentées par les bouffeurs de curé, une catégorie dans laquelle votre serviteur a l'honneur d'appartenir.

 

 

"Les victimes de prêtres pédophiles s'invitent au conclave

Des Etats-Unis, du Mexique ou de Belgique, les victimes de prêtres pédophiles se sont invitées au conclave en appelant à privilégier certains cardinaux contre d'autres à ne pas élire pour, selon elles, avoir couvert ou minimisé le scandale des abus sexuels dans l'église.

 

"Si l'église élit un nouveau pape dont le bilan est maigre dans la lutte contre les prêtres pédophiles, cela voudra dire que rien n'a changé", affirme à l'AFP James Salt, directeur de l'association Catholics United, qui a appelé "tous les cardinaux entâchés par le scandale à se récuser du conclave".

 

Présente et très active depuis quelques jours à Rome, l'association américaine de victimes Snap a publié une liste de "12 salopards", dont des +papabili+ en vue comme le Canadien Marc Ouellet ou l'Italien Angelo Scola, qu'elle enjoint le conclave de ne pas élire, pour leur passivité, selon elle.


Au Mexique, des victimes ont recueilli près de 23.000 signatures contre la participation du cardinal Norberto Rivera qui, selon elles, a couvert les agissements de Marcial Maciel, mort en 2008, fondateur de la congrégation des Légionnaires du Christ, accusé de sévices sexuels sur mineurs.


En Belgique, elles ont dénoncé de la même manière la participation du cardinal Godfried Danneels qui "s'est tu", selon l'association Droits de l'Homme dans l'Eglise.


En Italie, une victime a dénoncé la présence du cardinal italien Domenico Calcagno, alors que les Américains de Catholics United demandaient au cardinal Roger Mahony de "rester à la maison", pour les mêmes raisons.


Ouvrir les dossiers du Vatican


"De nombreux cardinaux ont fait des déclarations minimisant le scandale", dit Becky Ianni, directrice pour Washington du Snap, "avec des remarques comme +C'est arrivé il y a longtemps+, +ce n'est pas un problème spécifiquement catholique+, +on a fait du bon boulot+ (dans la lutte contre le scandale) ou +ça ne concerne qu'un petit nombre de prêtres+".


"Ce genre de remarques ravive chaque fois la douleur des victimes", dit-elle.


Les États-Unis, où les associations sont très actives, ont été frappés par de retentissants scandales au cours de la dernière décennie et de nombreux sondages montrent que la question des prêtres pédophiles doit être, pour une forte majorité de catholiques américains, une priorité pour le nouveau pape.

 

"Pour la plupart des officiels, nous ne sommes pas des invités", dit David Clohessy, directeur du Snap présent à Rome, "mais pour de nombreux catholiques inquiets, nous sommes les bienvenus", dit-il.

Les "cardinaux peuvent soit nous entendre, soit entendre le bruit des portes que claquent les catholiques qui quittent l'église", ajoute M. Salt."

De nombreuses victimes ont estimé que Benoît XVI "n'a rien fait" et "malheureusement, le pire est sûrement à venir", ajoute le Snap pour qui "le scandale n'a pas encore été dévoilé dans la plupart des pays".


Le nouveau pape "devra agir immédiatement", dit Mme Ianni. "On a entendu dans le passé beaucoup de demandes de pardon, mais il n'y a pas eu beaucoup de changements. Le nouveau pape devra faire plus que parler. Il devra punir les évêques et les cardinaux qui ont couvert les abus sexuels. Il devra ouvrir les dossiers de Vatican", ajoute-t-elle.


L'association a même publié une liste des "moins pires" élus possibles, forte de trois noms: le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, l'Autrichien Christoph Schonborn et l'archevêque irlandais Diarmuid Martin.


Interrogé à propos de la +liste noire+ des douze noms, le porte-parole du Vatican Federico Lombardi a indiqué à CNN que "ce n'était pas au Snap de décider qui participe au conclave et qui est choisi".


"Pour la plupart des officiels, nous ne sommes pas des invités", dit David Clohessy, directeur du Snap présent à Rome, "mais pour de nombreux catholiques inquiets, nous sommes les bienvenus", dit-il.

Les "cardinaux peuvent soit nous entendre, soit entendre le bruit des portes que claquent les catholiques qui quittent l'église", ajoute M. Salt."

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:30

 

Enfin une bonne nouvelle :

Alleluia !

 

Un pape démissionne...

 

Pape.jpg

         

 

 

 

  Au plus haut des cieux, au moins jusqu'au 28 février et dès maintenant, le doute s'immisce et les inquiétudes surgissent... En attendant, je subodore des danses sataniques en perspective avec la reprise en choeur du tube de Plastic Bertrand : "ça plane pour moi, pour moi, pour moi...".

 

   Mais posons la question : le suivant sera-t-il une papesse ou une éminence gay ? Pour l'heure, le mystère reste entier.


 

En "Une" de Libération, 13 février 2013 :

Libé 13.02.2013

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:24

 

Alpy-9.12.2012.jpg

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:02

 

 

Le journal Libération  du 19.7.2012 nous fait la stupéfiante (vraiment?) révélation que voici : "Un prêtre est en prison depuis une semaine à Lille, mis en examen (euphémisme pour inculpé) pour viol sur mineurs..."

 

Le saint homme dûment consacré aurait avoué au procureur de la République avoir sévi comme violeur quasiment professionnel dans sa paroisse du département du Nord depuis 1976 jusqu'à son arrestation en juillet 1012. Selon le procureur, ce zélé représentant sur la terre du dieu des catholiques lui aurait livré 13 noms de jeunes garçons (tiens donc, comme c'est étonnant !)  victimes - pardon, honorés -  de ses célestes spermatozoïdes par voie anale ou buccale.

 

Au moment des faits, ces gamins étaient âgés de 10 à 17 ans. Certains d'entre-eux ont eu l'insigne honneur de passer des nuits entières dans l'alcôve bénie de la cure. Au passage, le procureur omet de féliciter les parents de ces privilégiés pour leur infinie confiance dans l’église catholique et ses  sinistres ministres passés maîtres dans l'art d'accommoder les restes charnels de leurs sacristies peuplées de sémillants enfants de chœur travestis en aguichantes fillettes sous leur prude chasuble. D'autres gamins, nombreux, passaient toutes leurs vacances en la compagnie du saint homme. Ah ! les jolies colonies de Cure-pervers.jpgvacances, merci papa, merci maman !  Le dit procureur ne limite pas au nombre de 13 les enfantines conquêtes de ce vaillant fornicateur devant l'Eternel. Il déclare textuellement s'attendre à ce que de nombreuses autres victimes se signaleront et il ajoute..."malgré la culpabilité qui pèse sur leurs épaules". On veut espérer que le dit procureur fait allusion à la culpabilité que ressentiront ces impétrants à dénoncer leur tortionnaire et non pas à leur enfantine ou adolescente culpabilité d'avoir induit en tentation un saint homme au service d'une église catholique aussi respectable ? Faisons-lui crédit de ce doute.

 

Mais le nœud - si l'on ose - de cette affaire réside dans la palme de l'hypocrisie décrochée par le Monseigneur évêque de Lille. Alors que l'affaire a été déclenchée par une dénonciation anonyme auprès de la gendarmerie, le sous-ministre du Vatican, impavide, s'attribue le mérite d'avoir spontanément ordonné une enquête qui aurait abouti à la dénonciation du délinquant par ses propres soins à lui, évêque de Lille. Les termes utilisés sont navrants de mauvaise foi : "J'ai ordonné cette enquête au moment même où la brigade de la gendarmerie enregistrait une première plainte". Il ose parler du "moment même". Là, Monseigneur, tu prends vraiment toute la France Eternelle pour un ramassis de demeurés ! Pour tenter de sauver la face de ton église empêtrée dans le scandale planétaire de dizaines de milliers de ses prêtres violeurs de petits garçons, tu voudrais nous faire accroire à sa volonté de collaborer avec la justice des hommes ? Pour sauvegarder ce qui survivrait d'honorabilité dans les oripeaux de ton institution crapuleuse toute vouée au culte de la rentabilité financière sous couvert de spiritualité crasseuse puant la bure et la soutane, tous les moyens sont bons, même les plus grossiers.

 

La vérité est que pendant 35 ans ce violeur d'enfants et adolescents s'est confessé auprès d'un autre prêtre consacré ou peut-être auprès de toi-même, Monseigneur Laurent Ulrich,  après chacun de ses péchés (si mignons!) contre la chair. Au nom du sacré secret de la confession ton église s'est  rendue complice de chacun de ces crimes. Acte de contrition, trois Pater, trois Ave pour tout châtiment et rendez-vous à la prochaine séance de "mon Père, je m'accuse d'avoir de nouveau enculé mon enfant de chœur âgé de dix ans...". Nouvel acte de contrition. Nouveaux trois Pater et autant d’Ave. Ego te absolvo... Et ainsi de suite, pendant 35 ans ! Qu'attend donc le procureur de la République laïque de France pour accuser officiellement le dit Monseigneur évêque de Lille, de non dénonciation de ce salopard-là, l'abbé Philippe D. , curé de Bollezeele, paroisse relevant de son diocèse ? Mais cela ne l'empêcherait même pas de poursuivre sa mission de poudre et de poivre aux yeux auprès de ses dociles et naïves brebis fonçant tête baissée derrière leur sinistre Panurge.

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