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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 11:21

 

Un article publié la semaine dernière dans Le Canard enchaîné révèle de bien curieuses collusions où ne transparait ni haine ni scrupule. C'est l'histoire d'un grand écart, ce mouvement du corps incontournable dans la gymnastique pratiquée par ceux qu'on appelle les "grands de ce monde".

 

Canard-5.12.2012.jpg 

 

Il faudrait être naïf comme beaucoup pour s'en étonner. Mais ce constat qui ne cesse de nous surprendre laisse entrevoir des liaisons qui se nouent, se dénouent puis s'emboîtent entre ces gens d'un monde qui n'est pas le nôtre. Pauvre petit "pékin" ne comprenant rien aux contacts des gens de la "haute", mais toujours subissant un choix décisionnaire entrepris par un monde qui met en partition ses intérêts de classe. Il faut bien parler de classes dès lors que certains ont fait acte à tirer profit d'une société dans laquelle hiérarchie et inégalité restent les normes incontournables de son fonctionnement général.

 

Nous en sommes toujours là, malgré les révoltes de Spartacus, les Jacqueries, les révolutions de 1789, 1848, la Commune de Paris ; malgré le radicalisme, le socialisme, le communisme. Autant de mouvements politiques qui devaient changer la face du monde... Malgré 1936, malgré 1968, malgré l'ère tant attendue de Mitterand et puis, maintenant, de Hollande ! Oui, nous en sommes toujours là, dans cette stagnation permanente des situations sociales où l'accroissement des richesses reste inversement proportionnel au développement de la misère. Comment ne pas envisager une dernière solution : l'anarchisme ? Ni Dieu ni maître, crénom de dieu ! Mais il semblerait que nos concitoyens n'y soient pas prêts. Pour l'instant, même arrivés au plus profond du gouffre, ils restent "dressés" pour subir et résignés à accepter l'absurdité d'une société gérée par tous ces spécialistes du grand écart.

 

Nous aurions pu ne pas reprendre cette coupure de journal, la déposer dans le bac à papier ou encore la parcourir et en rire. Malheureusement, elle n'a rien d'un trait d'humour. Elle témoigne tout simplement du quotidien de "nos" élites, quotidien qui n'est pas le nôtre mais qui, toutefois, nous impacte par ces conséquences permanentes.

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