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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:59

Le scandale planétaire

des prêtres catholiques pédophiles

Pourquoi ?

Plantu Le Monde 26.3.2010Pourquoi, mais pourquoi diable –c’est le cas de le dire ! – la planète entière retentit-elle des scandales à répétition de la pédophilie ecclésiastique catholique ? Pourquoi les prêtres catholiques par milliers et pas les maçons, ni les menuisiers, ni les avocats, ni les employés de banque, ni les forgerons, ni les garçons de café, ni les commerçants, ni les agriculteurs, ni les députés, ni les journalistes, ni les juges, ni les rabbins, ni les mollahs, ni les acteurs, ni les chanteurs, ni les terrassiers ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Car enfin, dans un contexte social donné on compte généralement plus d’avocats que de curés, autant de députés, de juges, de journalistes, plus de maçons et de toutes les autres professions que de prêtres ! Alors, pourquoi diable faut-il que si abus sexuels sur des enfants et des adolescents il y a ce soit 99 fois sur 100 le fait du prêtre de service, évêque, curé, vicaire, aumônier de camps de vacances ou enseignant en institut catholique ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi diable, enfin ?

 

Eléments de réponse

Définition

Venu du grec païs-paidos, l’enfant et philéïn le verbe aimer, le mot pédophile est donc censé désigner une personne aimant les enfants et les adolescents. Il en est de même du mot pédéraste, le verbe éraô y ajoutant une connotation de tendresse. Malheureusement pour la pureté originelle de langue française, ces deux vocables ont été dévoyés de leur étymologie initiale pour désigner des auteurs d’abus sexuels commis sur des enfants et des adolescents, car ni le pédéraste ni le pédophile n’aiment les enfants et les adolescents qu’ils souillent et violent : le pédophile comme le pédéraste n’aime que lui-même et il le prouve bien, hélas, en traitant ses victimes comme il le ferait d’un vulgaire sextoy, gadget sexuel bon à jeter après usage.

Or, il se trouve que le soussigné est intervenu auprès de l’Académie française pour demander une explication à cette regrettable interprétation des termes pédophilie et pédophile en arguant précisément du fait qu’il ne saurait être question d’amour de la part de l’abuseur envers l’abusé mais bien d’un viol dès lors qu’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent. J’ai dans mes archives la réponse de l’Académie française qui, tout en admettant une part de légitimité dans ma démarche, constate que cette déviance de vocabulaire est désormais inscrite comme un acquis définitif du langage dans son interprétation consacrée (terme de rigueur en l’occurrence). Donc, pour le dictionnaire, le prêtre pédophile qui, au demeurant, ne témoigne d’aucune forme d’amour pour ses victimes mais au contraire d’un mépris absolu, est mis au bénéfice de l’amour envers ces enfants et adolescents qu’il viole et souille. Dommage pour le grec ancien, dommage pour la langue française ! Dommage surtout pour les jeunes victimes !

Qu’en dit le

MANUEL DE PSYCHIATRIE ?

 Perversions sexuelles, paraphilies.

Pretre-pedophiles.jpg« La pédophilie est une perversion caractérisée par l’attirance sexuelle pour les enfants. Les pédophiles sont en général des hommes de tous les âges. Ils recherchent de préférence des garçons (pédophilie homosexuelle) soit des fillettes. Les relations sexuelles de femmes d’âge mûr avec des adolescents ne sont pas considérées comme entrant dans le cadre de la pédophilie. Le plus souvent le pédophile connaît la victime de longue date (voisin, membre de la famille) ou bien il peut faire partie du personnel ayant affaire à des enfants (colonies de vacances, foyers, instituts...) Mise en pratique de la théorie du Manuel de Psychiatrie.

Et nous ajoutons : internats, juvénats tenus par des religieux, séminaires catholiques. L’auteur de cet article parle en connaissance de cause. Suite de la citation du Manuel de psychiatrie :

« ...Le pédophile attire les enfants chez lui, ou bien il passe à l’acte dans des endroits solitaires (parcs, terrains vagues, forêt, campagne, toilettes publiques).

Mise en pratique de la théorie du Manuel de Psychiatrie

 Suivez le guide. Nous voici dans un juvénat, internat ou séminaire tenu de poigne ferme par des prêtres, abbés, chanoines ou autres gens de soutane ou d’autres habits religieux. On y étudie, on y est en pension, on y dort. On, c’est, de mon temps, une soixantaine d’adolescents de 12 à 17 ans, âge auquel ceux qui ont résisté à la pression atmosphérique du lieu basculent des études classiques en celles de théologie. (Note : comment peut-on encore, de nos jours, justifier l’existence de chaires de théologie, contre-science par excellence et contresens intellectuel et rationnel dans nos universités ?).

Passons sur l’emploi du temps consacré aux cours, leçons et récréations. Venons-en à l’essentiel de notre démonstration. Outre l’étude des matières scolaires, l’essentiel de la formation du séminariste futur prêtre consistera à le préparer à son voeu de chasteté indispensable pour que se trouve confirmée l’injonction de Jésus prêchant à ses disciples :

« Celui qui vient à moi doit me préférer à son père, à sa mère, ses frères, ses soeurs, sa femme, ses enfants et même sa propre personne. Sinon il ne peut être mon disciple. »

Pas gonflé, le mec, dirait-on aujourd’hui en jargon des banlieues !Cette exigence se suffit à elle-même pour ramener Jésus à son juste rang de gourou. C’est très exactement l’attitude tyrannique de tout gourou de secte : isoler, contrôler, dominer pour devenir l’unique objet de toutes les aspirations psychologiques des sujets, y compris sexuelles ! N’est-ce pas, toi, le dénommé Baghwan, professeur de psychologie de ton état, qui parvins ainsi à fonder à Punah en Inde ta secte d’Analyse Actionnelle (AA) à toi totalement asservie, y compris sexuellement, surtout sexuellement ? Les adeptes y apportaient même leurs économies et héritages afin de se montrer dignes de travailler gratuitement à l’entretien de l’immense ferme propriété du Maître ! N’est-ce pas, toi, Claude Vorilhon, dit Raël, grand maître de ta secte des Raèliens grands fornicateurs devant l’Eternel ? Première condition pour être reconnu disciple du Maître : l’examen de passage incluant, en guise de soumission au Maître, la soumission à Sa tyrannie sexuelle.

Isoler

D’abord on isole le groupe des séminaristes : ils sont les appelés, les élus, les privilégiés, les disciples du Maître. On dit d’eux qu'ils ’ont la vocation. Le monde extérieur devient un danger sinon un ennemi du fait des tentations qu’il représente pour ces adolescents en pleine mutation physique découvrant leurs premiers émois. Le vocabulaire du prédicateur y contribuera : sortir du séminaire deviendra aller dans le monde. Progressivement, l’injonction du gourou Jésus sera suivie à la lettre :

- La famille : Celui qui vient à moi doit me préférer à son père, à sa mère...Surtout à sa mère qui devient une icône consacrée exclusivement à son rôle de génitrice mais sous la chape pudique du manteau virginal de Marie masquant bien toute forme rebondie pouvant susciter quelque pensée impure. Car c’est par-là que le péché s’insinue dans l’âme du séminariste : les pensées impures ! Il convient de faire en sorte que le séminaire, internat ou juvénat soit la nouvelle famille du séminariste. Son père biologique devient le saint Joseph lointain de la sainte famille et sa mère,désormais intouchable, devient l’abstraite chose du Saint-Esprit. Quant à la fratrie, elle est désormais constituée des 20,30 ou 60 appelés confinés en lieu clos.

...et même sa propre personne ! Isoler pour mieux contrôler ! Le message du gourou a été bien assimilé par les maîtres du jeu. Toutes les occasions sont bonnes pour asséner la récurrente, ô combien récurrente mise en garde contre les amitiés particulières. Maître Henri de Montherlant, auteur de La ville dont le prince est un enfant, l’a brillamment démontré : le prêtre pédophile sait comment isoler l’objet de sa convoitise du reste du troupeau afin de mieux se l’approrier !

Contrôler

La haute direction ecclésiastique a mis à la disposition des maîtres des séminaires l’instrument idéal pour le contrôle de son jeune monde : la confession. Tout séminariste se voit dès son entrée attribuer un directeur de conscience qui devient, ipso facto, son confesseur. Or, l’essentiel des directives du personnage consisteront à préparer l’impétrant à son voeu de chasteté. D’où la traque des mauvaises pensées et autres pensées impures. Le vocabulaire est celui de la castration : on est en pleine évolution hormonale et fantasmagorique, il convient de ménager la susceptibilité du sujet. Si le tentateur diabolique s’est insinué dans un songe au point de provoquer chez l’adolescent désormais pubère une éjaculation, on utilisera le mot pudique et maudit de pollution. Tout ce qui gigote en dessous du niveau du nombril sera désigné par les parties honteuses de ce corps qu’il faut à tout prix parvenir à contrôler.

Et l’on s’adonnera à la traque de toute forme d’amitié entre deux sujets comme entre un groupe de sujets formant un clan à part : il ne doit subsister qu’un seul clan, celui de la communauté. Claude Vorilhon et Baghwan ne raisonnent pas autrement. Chaque semaine une ou plusieurs heures seront consacrées à la préparation du futur prêtre à affronter la frustration que ne peut manquer de représenter l’abstinence sexuelle. A cet effet, la femme sera présentée comme l’objet par excellence de la tentation, du péché mortel. Il convient, d’évidence, d’éviter à l’Eglise de futures scandaleuses paternités ecclésiastiques.

L’Eglise se méfie de la femme. C’est aussi pour se prémunir contre les confidences sur l’oreiller qu’elle interdit le mariage de ses prêtres. Fille d’Eve, la femme est forcément sous influence du Diable comme Eve le fut par serpent interposé. Les confidences se font dans le confessionnal et sous le sceau du secret sacramentel, pas entre deux étreintes. Vu ? Tandis qu’il est si facile de clouer le bec à des enfants de choeur ou de colonies de vacances en les menaçant de l’enfer en cas de transgression. Imaginez un prêtre, réceptacle des confessions des habitants de toute une paroisse, se livrant à des confidences sur l’oreiller à une épouse, pis encore à une maîtresse ! Inconcevable au vu de la réputation que la Bible, les Evangiles et le Coran se sont appliqués à faire à la femme consécutivement à son péché originel !

C’est aussi élémentaire, aussi primaire, aussi grossier que cela, la base même réelle du célibat imposé aux prêtres catholiques. Les Evangiles ont bon dos !

Dominer

C’est ainsi que, à force de mises en garde, de contraintes psychologiques que l’adolescent privé de l’entourage de sa famille naturelle et brimé, bridé dans les émois de son âge comme dans ses élans d’amitié envers ses condisciples deviendra, au fil des mois, lui-même demandeur d’affection. Dès lors, il est mûr pour devenir l’objet sexuel idéal pour le défoulement de ses aînés en cours de formation comme du corps professoral. L’Eglise peut respirer : ce sujet-là ainsi préparé à fuir la femme tentatrice, digne fille d’Eve à qui l’humanité est redevable de tous ses malheurs, de toutes les calamités, offrira un risque minime de scandaleuse paternité.

Devenu demandeur d’affection à force de contraintes psychologiques, le jeune séminariste commencera par se confier à son directeur de conscience ou à tout aîné, déjà personne consacrée ou en phase de l’être. Et c’est ainsi que se créeront des liens. Pudiques d’abord, abstraits, puis plus physiques : mains qui s’effleurent, puis attouchements. Mais pas n’importe comment : on enseigne à l’impétrant comment s’aimer en Jésus-Christ. Il fallait y songer, à cette formule-là : s’aimer en Jésus-Christ.

Dès lors c’en est fait de la future sexualité du candidat au voeu de chasteté : il aura appris à haïr la femme tentation et trouvera une légitime compensation en aimant et se laissant aimer en Jésus-Christ entre initiés, le sacrement de la confession tenant lieu de lave-linge sale de la conscience.

« Laissez venir à moi les petits enfants ! »

Pape-encule.jpgAinsi mis en condition, le séminariste est prêt à aborder les études supérieures de théologie. (Note : Comment nos universités peuvent-elles perpétuer le maintien de chaires de théologie dont la finalité n’est autre que d’enseigner et d’affirmer la normalité de la folie mystique ?).

Le sujet a été formé à voir en la femme la pécheresse qui ne se rachète qu’en justifiant par la nécessité de la procréation ses péchés honteux de fornication. En revanche, expérience faite, il sait désormais aimer en Jésus-Christ sans risque de scandaleuse paternité ecclésiastique. Reste à trouver des partenaires, consentants de préférence et facilement isolables, contrôlables et dominables. L’enfant devient d’emblée le sujet idéal puisque dominable il l’est de par l’autorité conférée à l’adulte à son endroit ;contrôlable il le devient par le biais de la confession sacrement obligatoire de purification avant l’accès au Corpus Christi l’amour en Jésus-Christ durant sa formation devenu à son tour maître absolu d’un ou plusieurs objets faits de chair vivante et muette au service de l’expression dévoyée de sa propre et exclusive sexualité. Il s’en justifiera en conscience en se rapportant aux Evangiles selon Marc, Matthieu et Luc rapportant la scène que voici : « Des gens amenaient des enfants à Jésus afin qu’il les touchât de sa main. Mais les disciples les rabrouèrent. Jésus s’indigna et leur dit : « Laissez venir à moi les petits enfants car le royaume des cieux leur appartient. En vérité je vous le dis : si vous ne devenez comme ces petits enfants, vous n’entrerez pas au royaume de Dieu ! »

C’était donc déjà une habitude pour Jésus de toucher les enfants ? Et les parents ne se méfiaient de rien ? Pas futés ! Aujourd’hui on nomme cela des attouchements. Sacré gourou, va ! Non seulement il s’approprie l’exclusivité de sa mainmise (c’est le mot qui convient !) sur les enfants, mais en plus il enjoint à ses disciples d’avoir à devenir à leur tour des petits enfants malléables et disponibles aux caprices du Maître ! Raël et Baghwan ne se comportent pas autrement. Preuve est ainsi faite de l’opportunité, après des siècles d’obscurantisme obtus savamment entretenu par l’Eglise, de lire les évangiles... entre les lignes.

La sexualité équivoque de Jésus

Le malheureux séminariste confronté à l’inéluctable voeu de chasteté qui le guette à l’issue de sa formation doit se sentir perplexe à la lecture des saints évangiles où il découvre successivement :

- un Jésus potentiellement hétérosexuel entretenant une relation ambiguë avec une fille de joie nommée Marie-Madeleine qui le suivra partout jusqu’au-delà de la mort, puisque c’est elle qui s’en ira annoncer au monde qu’elle a trouvé vide le tombeau du Maître ;

- un Jésus peut-être homosexuel entretenant une relation tout aussi ambiguë avec son disciple Jean plusieurs fois désigné dans trois au moins des quatre évangiles sous l’appellation de le disciple que Jésus aimait ; si le mot aimer signifie ce que vous et moi entendons, l’affaire est entendue. Le grand Léonard de Vinci ne s’y est pas mépris, lui, en peignant le superbe tableau de La Cène en plaçant l’apôtre Jean à proximité immédiate du Maître et dans une attitude qui est celle d’une proximité plus amoureuse que de simple convenance. Léonard étant lui-même réputé homosexuel, l’inspiration coula de source : ces deux-là s’aimaient à la façon dont le peintre lui-même concevait la chose.

- un Jésus amateur de chair fraîche, innocente et enfantine, déduction logique de son appel pathétique à l’instant où les apôtres tentaient d’éloigner de lui les enfants que des parents inconscients lui amenaient afin qu’il les touchât de sa main.

Voilà de quoi semer la panique dans l’âme du novice livré intelligence et coeur liés comme pieds et poings par des parents manipulés par plus rusé que soi.

Psychiatres, au secours !

Retour au Manuel de psychiatrie. Qu’y lit-on ?

- Le pédophile connaît la victime de longue date ou bien il fait partie du personnel de maisons d’enfants, de colonies de vacances, foyers, instituts : voilà clairement dénoncés les séminaires catholiques avec leurs directeurs de conscience et confesseurs.

- Le pédophile attire les enfants chez lui ou bien il passe à l’acte dans des endroits solitaires (parcs, terrains vagues, forêts, campagne ou toilettes publiques). C’est très exactement le fait du confesseur qui attire sa victime dans sa chambre. Quant aux autres occasions, elles ne manquent pas lors des excursions des jeunes séminaristes !

- ... A la pédophilie s’associent souvent l’homosexualité, l’exhibitionnisme , le voyeurisme et, plus rarement, le sadisme. Plus rarement ? On demande à voir ! Car enfin, le seul fait d’attirer à soi l’innocence afin d’en abuser au cours de viols répétés n’est-il pas en soi une manifestation éclatante de sadisme ?

- ... La pédophilie peut se constater chez les débiles, les psychopathes, les schizophrènes, les déments. Dès lors, Messieurs les prêtres séculiers, moines, capucins, ensoutanés ou non de l’enseignement catholique en vase clos et violeurs d’enfants et d’adolescents, vous avez le choix de votre diagnostic entre débiles, psychopathes, schizophrènes et déments. Et vous, évêques, archevêques et cardinaux qui, des siècles durant, avez couvert ces auteurs de crimes monstrueux commis au détriment d’enfants et d’adolescents, ouvrez donc un

Manuel de psychiatrie et choisissez l’appellation la plus adaptée à vos protégés : débiles, psychopathes, schizophrènes ou déments ? Non ! Rien de tout ça ou tout ça à la fois, mais simplement sous l’appellation d’anciens séminaristes mis en condition, prêts à être lâché dans le monde à prêcher la morale chrétienne et la terreur de l’enfer promis au pécheur ! Voici l’ancien séminariste livré à lui-même, lâché dans la nature ! Tous les enfants aux abris ! Gare au gorille !

GARE AU GORILLE !

C’est à travers de brèves grilles

Que les pénitents du canton

Contemplaient le puissant gorille

Sans souci du qu’en dira-t-on.

Avec frayeur toutes les mères

Lorgnent le même endroit précis

Qu’une encyclique du Saint-Père

Me défend de nommer ici.

Gare au gorille !

 *

Tout à coup la prison bien close

Où sévit le gros animal

S’ouvre et l’on devine la cause

Qui l’arrache à son confessionnal :

Le monstre en sortant de sa cage

Voyant ses deux enfants de choeur

Fonce en rêvant dépucelage

Sur les deux gamins verts de peur.

Gare au gorille !

 

Pardon, Georges Brassens pour cet emprunt dévoyé, mais la transgression s’est imposée à l`évocation des affaires de pédophilie ecclésiastique catholique qui désormais défrayent la chronique mois après mois, semaine après semaine. Et encore, on n’en découvre qu’autant que médias et gens de justice et de police veulent bien nous en donner connaissance.

Gare au gorille !

L’an passé c’était l’affaire des 350 millions de dollars que l’Eglise catholique a été contrainte de verser aux centaines, voire au millier de victimes enfantines et adolescentes des prêtres en rut du seul diocèse de Boston aux USA. Et combien de centaines de millions de dollars versés en catimini à d’autres victimes dans d’autres diocèses de par le monde, en Amérique latine, en Pologne, en Italie, en Espagne, au Portugal et autres pays à majorité catholique pour étouffer le scandale désormais planétaire ?

Gare au gorille !

Hier, c’étaient cent millions d’euros d’indemnités versés par l’église d’Irlande aux 320 victimes de ses prêtres pédomaniaques qui s’en sont donnés à queue joie pendant 40 ans sans que jamais éclatât le scandale, journaux, radios et télévisions irlandais se trouvant jugulés, aux ordres des prélats. Et soudain on apprend que ces crimes ont duré pendant 40 ans ! Impunément. Effrontément.

Gare au gorille !

Aujourd’hui, on apprend que le Vatican se voit contraint d’ouvrir une enquête sur la double vie du fameux Père Marcial Maciel Degollado, fondateur des Légionnaires du Christ éminent bénéficiaire de l’admiration, de la protection et bénédiction de Jean-Paul II, pape de son état qui l’avait érigé en modèle pour la jeunesse. Pourtant cet homme charismatique, dont le mouvement est implanté dans 22 pays, a déjà fourni à l’Eglise plus de 800 prêtres, compte 2500 séminaristes, s’appuie sur l’apostolat de 60.000 laïcs et brasse un budget annuel de 650 millions de dollars, avait une double vie. Dixit le journal Le Courrier( Genève) du 9 janvier 2010. Or, en 1956 déjà, le saint homme av ait fait l’objet d’une enquête pour toxicomanie, trafic de drogues et abus sexuels sur des novices. Affaire étouffée sur intervention du Vatican. Dossier rouvert par le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, et débouchant enfin sur le témoignage de l’archevêque de Baltimore Edwin O`Brien (Le Monde du 4 janvier 2010) qui fait de lui un entrepreneur génial mais adepte de tromperies systématiques hautement profitables à lui-même comme à l’Eglise.

« Il usait indifféremment de sa séduction auprès des garçons soumis à la discipline des Légionnaires du Christ, comme auprès des riches veuves auxquelles il a soutiré des fortunes. Sa double vie est à l’origine de quatre paternités avec deux femmes différentes. En outre, cerise sur le gâteau bénit, huit séminaristes affirment avoir été violés par le saint homme alors qu’ils avaient entre 10 et 16 ans. » La Croix, Le Monde et Le Courrier qui, à l’unisson, confirme que le saint homme, violeur, voleur et trafiquant de drogue, fondateur et animateur des Légionnaires du Christ a bénéficié d’une indulgence plénière pour ses hauts faits d’arme de la part du futur Saint Jean-Paul II. Mais c’est à lui, grand serviteur de Dieu, que les nonnes de la Place St. Pierre de Rome devraient réserver leurs cris hystériques : « Santo subito ! Santo subito ! Santo subito ! Gare au gorille ! Informations publiées par

Gare au gorille !

Patron de la ménagerie,

Le Saint-Père dit : «  Nom de nom,

Faut que je donne à mes gorilles

Au lieu d’enfants de vraies guenons

Qui les guériront des délices

Nés dans l’anus horribilis

D’enfants offerts en sacrifice.

Maudit annus horribilis !

Gare au gorille !

 Pour copie conforme : Narcisse PRAZ

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commentaires

thomas 24/12/2011 20:47

Merci beaucoup pour ce panorama assez complet. Permettez-moi de mettre l'accent sur un aspect particulier.
La vocation, le sens d'un sacerdoce chrétien est le sacrifice de soi. Soi : tout ce qui constitue ses goûts, désirs, ressentis, attachements particuliers. Pour plaire à Dieu. C'est la négation de
l'individualité.
Un tel déni de la réalité conduit, par transfert, exutoire, revanche, à sacrifier l'individualité d'autrui, à le forcer à se sacrifier pour son propre plaisir. L'enfant est alors la victime
innocente, christique, toute désignée.

Roland 25/12/2011 10:35



Votre propos reste malheureusement vrai. L'attitude de l'institution religieuse -nous devrions dire les institutions religieuses car la catho n'est sans doute pas la seule dans ce cas- devrait
faire réfléchir plus d'un croyant quant à leur foi : "le fruit de leurs entrailles"...



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