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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:09

 

Haro sur les cumulards !

 

 

Il y a le prêt-à-penser, le bien penser, le libre penseur - en ces temps de laïcité chancelante, celui-là est à éviter – et, bien sûr, le bon ton.

 

Alors que les plus hautes autorités de l'Etat nous "bassinent" avec la transparence fiscale de ceux qui nous gouvernent, il y a tout de même des baronnages qu'elles se gardent bien de chatouiller. Parlons donc des élus. Pas de l'élu de base, cette masse conséquente de "braves" conseillers municipaux bénévoles qui travaillent sans compter au bénéfice de leurs concitoyens, mais de ceux qui, en chef ...de file, en leader, ont parfaitement compris l'intérêt de leurs galons comme source substantielle de revenus.

 

Le quart des indemnités parlementaires ne sont pas imposables : 15000€ sur 63000€ annuels. A cette exonération fiscale, ajoutons-y aussi les indemnités de représentation : 6000€ mensuels et, pendant qu'on y est, les avantages en nature comme la voiture de fonction, avec ou sans chauffeur. De toute évidence, le salarié lambda ne bénéficie guère d'un tel régime de libéralités.

 

Ah ! s'il n'y avait que cela. Nos parlementaires, mais également bien d'autres élus territoriaux, cumulent très souvent plusieurs mandats dans d'autres centres de décision. Chaque indemnité reçue, dont le montant varie selon le mandat, la structure et le niveau de responsabilité, est fiscalement dissociée des autres. En raison de cet cloisonnement astucieux, chacune des indemnités se trouve imposée dans la tranche la plus basse. Cela permet de réduire jusqu'à la moitié de ce que règle normalement un salarié lambda pour lequel l'administration se complait à additionner la totalité des revenus afin de déterminer son imposition. C'est tout bonus pour nos élus. Grâce à cet avantage substantiel, Le Canard enchaîné, en date du 17 avril 2013, a constaté que notre président actuel a économisé en 2010, donc avant son élection à la plus haute fonction étatique, 10000€ sur les 20000€ qui, logiquement et normalement, auraient été exigé à tout contribuable de base.

 

A ces injustices une seule parade s'impose : un bon coup de balai. Qui peut dire, encore aujourd'hui, que le bon ton reste de saison ?

 

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