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Abolition des privilèges
Sous la pression émeutière de la paysannerie, le club breton, réuni le 3 août, souhaite prendre des initiatives fortes. Le lendemain soir, à l'Assemblée constituante, le vicomte de Noailles et le duc d'Aiguillon décident de délaisser leurs titres féodaux et les privilèges qui en découlent : dîmes, maintmorte, droit de chasse, etc. La paysannerie exulte, la bourgeoisie applaudit cette fin de droits et de privilèges partagés entre la noblesse et le clergé.
Une nuit importante dont nombreux
furent ceux qui s'évertuèrent à mettre en valeur le principe de l'égalité de tous devant la loi. Malheureusement, cette cassure juridico-financière ne permettra que le développement d'une société
nouvelle de propriétaires : tous ceux qui, suffisamment aisés, purent racheter les droits seigneuriaux. Insidieusement et rapidement les privilèges se sont réinstallés dans la société française.
Car, en ce 4 août, les députés ont modifié fortement un système mais ne l'ont pas complètement transformé.
4 août 2010
Jamais les privilégiés n'ont été aussi puissants et si outrageusement méprisants. Ce n'est pas notre président de la République "bling bling" qui est en capacité de nous contredire. Ce n'est pas non plus tous ses ministres pris la main dans le pot de confiture, ni la haute bourgeoisie affairiste qui l'entoure. Cette dernière gère, place et déplace son patrimoine comme bon lui semble. Le scandale du moment en témoigne : les relations troubles du pouvoir avec une dame milliardaire - la plus riche de France – qui, au prix de savants montages, ne déclare que ce qu'elle dépense, c'est-à-dire très peu eu égard à son immense fortune... Pour tous ces tripatouilleurs, exploiteurs et profiteurs, c'est bien dommage : il n'y a jamais de comparution immédiate !
En ce 4 août, si la symbolique républicaine a pris un sacré coup de vieux, il ne reste plus qu'une seule chose à faire : la révolution libertaire !