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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:01

Oui, ça branle dans le manche...

 

Est-ce que les mauvais jours finiront ?

 

On parle beaucoup des retraites mais il en va ainsi des scandales gouvernementaux. Plus les média s'en délectent, moins cela mobilisent l'opinion publique. La dernière manifestation sur les retraites, malgré le nombre élevé de participants, n'a pas été pour autant l'occasion d'un remue-ménage social.


Retraites-ouvrieres2.jpg

 

C'est bien dommage mais pour cause : le syndicalisme, tout comme le mutualisme, a été vidé de son sens premier : la lutte contre l'exploitation de l'homme par l'homme. Il n'est plus qu'une structure relais, financée en grande partie par les institutions et dirigée par des permanents dont les objectifs personnels et le cursus professionnel n'ont plus rien à voir avec les "braves" cotisants de base qui continuent à trimer et à militer bénévolement pour un idéal qui n'existe plus depuis belle lurette.


Deux jours après la proposition de loi faite le 24 juin par le Front de Gauche (Parti de Gauche associé au PCF), le journal Libération écrivait que "le salaire cumulé du pédégé de Renault-Nissan représente cinq siècles de smic". Oui, vous avez bien lu : 500 ans de smic ! Et la Bettencourt qui ne connait plus ni le montant ni les emplacements de sa colossale fortune ! Cela ne surprend personne et donc - tout aussi étonnant - ne saurait choquer outre mesure... Aussi intéressant que semble ce projet de loi de ce cartel des gauches, un grand coup de balai serait bien utile et permettrait de remettre les pendules à l'heure.

 

Car, Ami-e-s lecteurs et lectrices, sans l'espoir ni la volonté de réaliser ce grand chambardement nécessaire, basculant le pouvoir en place ainsi que  tous les pouvoirs à venir et la myriade d'exploiteurs de tous poils, il est à craindre que peu de choses changent et que les effets de la crise sur le peuple s'amplifient toujours un peu plus. La plus haute expression de l'ordre n'est pas celle que s'évertuent de nous faire croire toute les partisans de la discipline, de la hiérarchie et des inégalités sociales, tous bien assis sur leur chefferie respective.

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commentaires

Berraud 02/07/2010 12:10


"Ca branle dans le manche
Les mauvais jours finiront"

Qu'étaient-elles belles les chansons "contre" du début du XX° siècle ! Réécoutons-les chantées par Marc OGERET !


02/07/2010 12:18



Merci Jean-Pierre pour tous ces commentaires et pour cette proposition d'écouter Marc Ogeret. Nous ne pouvons qu'inciter "nos" lecteurs à faire de même.


La semaine sanglante, refrain :


Oui mais ! / Ça branle dans le manche, /
Les mauvais jours finiront. / Et gare ! à la revanche, /
Quand tous les pauvres s’y mettront. / Quand tous les pauvres s’y mettront.



Berraud 02/07/2010 11:40


JPB suite
Aujourd'hui, il est possible de faire pareil (pas un nouveau fascisme ! NON) mais grâce aux nouveaux moyens de communications, les 13 (ou plus ou moins) pourraient à leur tour briser ce monstre
capitaliste internationaliste aux pieds d'argile. Et que chacun se dise (plutôt qu'attendre un nouveau messie) : "Pourquoi pas moi".


Berraud 02/07/2010 11:37


Parabole. Il était une fois, il y a quelque deux millénaire, un Empire romain qui régnait sur la totalité du monde alors connu, et ce pour vidam eternam (j'côse mal latin). Non, je ne vais pas vous
parler de ces gallo-bretons mais d'un groupuscule de 13 mecs, non-armés, non-violents (il n'y aura qu'un crucifié et un suicidé dans leur histoire et gloire (?) au suicidé sans lequel l'histoire se
serait arrêtée là).
Ces 13 hurluberlus allaient de village en village dans leur pays, la Palestine. Et ces 13 hurluberlus ont changé la face du monde ! Oh pas tout de suite ! Ils furent très bien sponsorisés après
leurs disparitions. Leurs disciples, membres de la Secte du Poisson" prirent même le pouvoir à... Rome ! Puis ce fut une autre histoire, une autre dictature. Religieuse.


Berraud 02/07/2010 11:19


D'abored, réponse à Marie-Line THOMAS "Réformisme ou Révolution ? tel est le dilemme". Non, il y a une troisième réponse apporté, je crois, par Elisée RECLUS : une révolution est un retour au point
départ ; je ne suis donc pas révolutionnaire mais évolutionnaire, ce qui ne veut pas dire réformiste. JP Berraud


THOMAS Marie-Line 01/07/2010 17:38


Alors quoi ? S'asseoir et attendre sans espoir ou se tirer le plus vite possible une balle dans la tête ?


01/07/2010 18:04



Non et non. Mais il me semble nécessaire d'aller beaucoup plus loin et, pour cela, inciter à hisser la voile vers d'autres rivages. Les réformistes de tous poils excellent dans la
pratique du cabotage. Je vous propose à un voyage au long cours. Au franchissement d'océans de crédulité et d'espoirs déçus. Réformisme ou révolution : tel est le dilemne...



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