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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:48

Sur cet air bien connu de 1789, ami lecteur, je suis persuadé que nous ne nous méfions pas assez :

 - de la politique et des politiciens.

Preuve en est - une fois de plus - les propos de "notre" nain de l'Elysée qui, dans son discours du 15 novembre à Bordeaux, s'en est pris aux fraudeurs du système social : "Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de solidarité nationale, a-t-il lancé. Conçu par la résistance, né avec la Libération, notre modèle social fait aujourd’hui partie de l’identité de la Nation. Mon devoir est d’en être le protecteur". 

jefferson-Banque.JPGBien évidemment, les voleurs, les fraudeurs ce sont les salariés, les familles recevant les subsides des Caisses d'allocations familiales. La traque, les mesures coercitives leurs sont destinées, jamais aux employeurs, les principaux fraudeurs du système social. Pourtant celle-ci a été chiffrée à 20 milliards d'euros, dont 4 seulement provenant des assurés sociaux.

De plus, ce discours qui fait habilement référence au programme du Conseil national de la Résistance, ne s'adresse pas aux fraudeurs de la fiscalité. Tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, ont acquis des biens et une fortune sur le dos du peuple. Cette fraude, selon le SNUI, représenterait quelques 40 milliards d'euros !

Cela ne fait jamais qu'un total de 60 milliards dont 4 générés par ce petit peuple sur lequel le président jette sa vindicte !

 

Preuve en est les récentes tractations PS et Verts en vue des prochaines élections. L'état-major des Ecolos a accepté bien des concessions sur le nucléaire afin de disposer de quelques trois dizaines de sièges à l'Assemblée nationale ? Applaudissons les Hollande, Aubry et consorts. Donneraient-ils raison au célèbre Buonarroti qui affirma non sans emphase : "les socialistes sont comme le gazon, plus on les foule, plus ils prennent de la vigueur" ? Mais quelle vigueur ? A force de les voir piétiner leur histoire, jusqu’où iront-ils dans leurs renoncements sociaux ?

 

- des institutions religieuses qui s'organisent pour tout dévoyer, n'hésitant pas à transformer leur positionnement idéologique au gré de leurs intérêts stratégiques. La laïcité reste sans doute l'un des plus beaux fleurons de leur force de manipulation. Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dans leur second ouvrage La République contre son école, démontent parfaitement les pernicieux mécanismes utilisés par l'Eglise et ses alliés pour démanteler la structure scolaire publique. Bien entendu, leurs actions ne concernent pas que l’institution scolaire. Des sites, comme celui de l’Association des Libres Penseurs de France, dénoncent en permanence leur prosélytisme…  

 

- et, redescendons d’un bon cran dans l’échelle de la malfaisance sociale, de tous ceux qui développent des stratégies partisanes à des fins de conquête ou, plus prosaïquement, de la conservation du pré carré qu'ils occupent, légitimement ou quelquefois par usurpation. Dans le vaste milieu des associations, ils restent légions à opérer de la sorte. En écrivant ces propos, je pense  à un exemple précis qui me vient à l’esprit et que je connais bien : celui de la Libre Pensée. Ceux qui se sont emparés de la vieille structure, dans les années 1980, se comportent comme les propriétaires du label. Au travers de cet exemple, je pense également à tous les féaux qui cautionnent ou qui "roulent", d'une façon ou d'une autre, pour tous ces petits stratèges ?

 

Nous arrêterons-là cette brève description de la pyramide des manipulateurs et exploiteurs de tous poils. Ami lecteur, il ne te reste plus qu'à compléter le catalogue...

 

Dans ce système où la puissance et l’arrogance du pouvoir s'étalent à tous les niveaux, comment ne pas se rappeler la "Louise". Elle  nous avait pourtant prévenu : "le pouvoir est maudit, c'est pour cela que je suis anarchiste". Cela tombe pile avec le début de nos propos car, à quelques mois des échéances électorales, un bon coup de balai serait enfin salvateur. Insistons. Il faut aller plus loin que ce positionnement pris par le mouvement des indignés. Saluons leur action sympathique. Mais, sans perspectives structurantes, elle ne peut finir que par un flop. Pour autant, même si ils gardent un œil rivé sur leur devenir, les hommes de pouvoir ne sont pas dupes quant aux chances de leur succès. Il importe que des relais et des ponts se construisent. Plus que jamais, il y a besoin de revendiquer hautement et fermement ce leitmotiv : Ni dieu ni maître. Tous ceux qui refusent la fatalité de la logique actuelle se doivent de le mettre en application. Cela changerait complètement la donne de ce triptyque mis à toutes les sauces : Liberté-Egalité-Fraternité.


Allez, chiche ! Il ne nous reste plus qu'à suivre les enfants de la veuve, notre chère Louise Michel. Mais attention, il y aura toujours quelqu’un pour vous en dissuader…

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commentaires

Bernard 25/11/2011 10:06

Sans commentaire :

In Public Sénat :
file:///C:/DOCUME~1/Manuel/LOCALS~1/Temp/niche-girardin-encore-plus-fort-bouclier-fiscal-67545.htm

Niche « Girardin » : encore plus fort que le bouclier fiscal

Une niche fiscale de taille qui dénote en cette période de rigueur budgétaire. La loi Girardin de 2003 votée pour favoriser le développement des DOM-TOM est devenue au fil des années un avantage
fiscal très coûteux profitant à une poignée de contribuables bien lotis. C’est ce que pointe du doigt une enquête du nouvel Observateur. Loin d’être efficace, ce seul dispositif aurait coûté en
2009 plus cher à la collectivité que le bouclier fiscal.
Plus fort que le bouclier fiscal, la loi Girardin. Voté en 2003, ce dispositif fiscal qui permet de déduire de sa déclaration de revenus des investissements réalisés dans les DOM-TOM aurait coûté à
l’Etat 767 millions d’euros en 2009, alors que le très impopulaire bouclier fiscal n’a fait sortir des caisses de l’Etat « que » 679 millions d’euros. Plus gênant, cette niche fiscale n’aurait
bénéficié qu’à une douzaine de milliers de contribuables, parmi lesquels des patrons du CAC 40 et d’autres grandes fortunes, qui se voient par magie partiellement ou totalement exonérées de l’impôt
sur le revenu. Un rapport de la commission des Finances de l’Assemblée de 2008 a fait le calcul : « 44 contribuables se sont partagé 80 millions d’économies d’impôt », rapporte le Nouvel
Observateur.
Vice-président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Charles de Courson enfonce le clou. « Les premiers bénéficiaires sont les quatre ou cinq sociétés qui commercialisent ces
produits financiers ». « La moitié de ce dispositif ne profite pas à l’Outre-mer mais à des gens aisés qui n’ont rien à faire des Dom Tom », ajoute le député Nouveau Centre, expliquant sur un plan
plus général que « ces systèmes de défiscalisation aboutissent à un certain détournement ». Un constat appuyé par le Nouvel Observateur qui relève que les effets de ce dispositif sur l’économie
locale « sont parfois douteux » et « profitent souvent aux grands groupes ».
Du coté du Sénat, c’est aussi l’incompréhension. Nicole Bricq (vidéo), vice-présidente socialiste de la commission des Finances de la Chambre haute dénonce « une niche très limitée à quelques
contribuables bien conseillés qui trouvent là une mesure d’optimisation fiscale ». « Il y a des sociétés qui se sont créées pour apporter ce conseil patrimonial à ceux qui ont la capacité de
s’exonérer de l’impôt sur le revenu. Ça coûte très cher aux finances publiques », constate la sénatrice de la Seine-et-Marne.
Supprimer les niches fiscales ?
Pour le président de la commission des Finances, Jean Arthuis, l’exemple de la niche « Girardin » pose le problème plus global des niches fiscales. « Il faut parler des niches fiscales qui sont
d’une complexité extraordinaire, qui privent l’Etat de ressources considérables et donnent lieu à des opérations d’optimisation extraordinaires. C’est un champ merveilleux pour tous les
spécialistes en fiscalité qui conseillent les contribuables dont les revenus sont les plus élevés », souligne le sénateur centriste.
Une niche fiscale sur laquelle le gouvernement aura l’occasion de se pencher prochainement puisqu’un rapport complet sur la totalité des niches sera rendu en juin par l’Inspection générale des
Finances. Mais pour Charles de Courson, la meilleure solution « pour y voir plus clair » serait de revenir au moins « pour partie » au système des « subventions d’investissement ». Avis que partage
Nicole Bricq. « Il faut apporter des mécanismes de subventions clairs et objectifs, parce qu’une niche quand elle est créée ne coûte pas très cher en général, mais le problème c’est qu’au fur et à
mesure elles galopent, et celle-là a bien galopé », note la socialiste. « Il faut sortir le plus vite possible de ces niches fiscales qui polluent la fiscalité française », surenchère Jean Arthuis.
Et qui de mieux qu’un ancien ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Juppé pour demander la suppression des niches fiscales ? A bon entendeur…

caroleone 24/11/2011 14:15

Bonjour Roland,

Loin de moi l'idée de te dissuader et je suis 100 % d'accord avec ton analyse. J'ai d'ailleurs sorti mon drapeau de la wiphala, symbole qui sera présent sur mon bulletin de vote parce que , tous
ceux qui essaient de me persuader qu'il faut voter utile mettent un bon coup d'épée dans l'eau.
Comme je le dit sur mon blog en dessous de mon choix de vote : "toutes les options formelles sont des pièges" alors ma liberté de voter, ce n'est pas celle de voter pour le moins pire, quelqu'un
que je n'ai pas choisi.
Je sais très bien comment cela va se passer, le temps passant et nous rapprochant de l’échéance électorale, les décisions muteront pour enfin se borner à voter à gauche parce qu'il faut faire
barrage à la droite.....et les belles décisions de liberté envolées. Non merci, je suis bête et bornée et en général je vais jusqu'au bout de mes idées même si j'ai décidé de ne pas décourager les
citoyens dans leurs décisions en "cassant" régulièrement les programmes du FDG et du PS. C'est ma petite façon à moi de "coopérér en dehors de toute propagande politique.
J'ai sans doute tort mais j'y crois et je pense que ce n'est pas le cas de beaucoup de personnes.

Bises

caroleone

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