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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 20:34

Le 25 octobre 1806, à Bayreuth, naissait Johann Kaspar Schmidt, dit Max Stirner.

 

Stirner fut fortement influencé par la pensée hégélienne. D'ailleurs, il suivra les cours du maître. Membre des jeunes hégéliens, il participe au groupe des "Affranchis" avec notamment : Ruge, Bauer, Marx et Engels. Mais très vite, son évolution intellectuelle lui offre l'occasion d'une remise en cause de ses amis et, plus généralement, de ce système de pensée.

 

25.10-Stirner.jpegEn 1845, il publie son magistral et radical ouvrage L'unique et la propriété, véritable bombe idéologique qui le démarque définitivement de ses anciens amis et le positionne comme le penseur de l'individualisme anarchiste. Marx et Engels, dans L'idéologie allemande entendent mettre en pièce la théorie stirnérienne. Selon eux, il est temps de quitter la spéculation philosophique au profit du matérialisme historique. Or, malheureusement pour eux, on constate depuis maintenant pas mal d'années, la grande défaite de la praxis au profit de la revalorisation de l'individu. L'apport philosophique de Stirner reste fondamental. C'est au travers de cette logique d'inspiration qu'est né, très probablement, le "surhomme" nietzschen et c'est sans doute elle qui a guidé les premiers pas de l'existentialisme ainsi que les grands courants de pensée et de création artistique du XXe siècle se revendiquant de la liberté de pensée.

 

Parce qu'il affirme le premier la mort de Dieu, parce qu'il rejette les idéologies qui s'appuient toutes sur des superstitions, parce qu'il remet en cause les grandes théories finissant en "isme", à tort L'unique est considéré comme une oeuvre essentiellement nihiliste. Je ne peux donc que vous inviter à lire son ouvrage qui se termine par ce constat terrible : "Si je base ma cause sur Moi, l'Unique, elle repose sur son créateur éphémère et périssable qui se dévore lui-même, et je puis dire : Je n'ai basé ma cause sur Rien".

 

Après avoir perdu son emploi de professeur dans une école privée, Max Stirner termine sa vie dans la misère ...et disparaît à l'âge de cinquante ans (1856).

 

"… Je ne suis ni Dieu ni Homme, je ne suis ni l'essence suprême ni mon essence,

et c'est au fond tout un que je conçoive l'essence en moi et hors de moi."

 

"… La toile de l'hypocrisie moderne est tendue aux confins des deux domaines entre lesquels,

alternativement ballottée, notre époque tend les fils déliés du mensonge et de l'erreur."

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